Ce premier roman est né d’un long cheminement intérieur. Il s’inspire de fragments de vie, de souvenirs familiaux, d’impressions intimes et de cette envie ancienne de raconter les liens qui nous construisent, nous marquent, nous blessent parfois, puis nous relient à nouveau. Ce n’est pas une histoire autobiographique au sens strict, mais une transposition romanesque, nourrie par le vécu, la mémoire et l’imaginaire.



J’ai longtemps écrit en silence, sans penser qu’un jour ces mots prendraient la forme d’un roman. Avant cela, il y a eu la lecture, immense, fondatrice, presque indispensable. Puis sont venues les nouvelles, comme une première façon d’oser écrire. Elles m’ont appris la rigueur, le rythme, l’économie des mots, mais aussi la liberté de suggérer plus que de dire. Le roman s’est ensuite imposé comme une évidence : celle de pouvoir prendre davantage de temps, suivre des personnages dans la durée, explorer les nuances d’une relation, les fidélités, les manques, les silences et les souvenirs qui traversent une vie.

Dans ce livre, j’ai voulu parler de transmission, d’amour et de mémoire. Il y a des paysages de campagne, des maisons habitées par le passé, des visages familiers, des liens familiaux complexes, et cette question qui revient souvent dans mes textes : que devient une histoire lorsqu’on la raconte autrement ? J’écris avec le désir de rester au plus près de l’émotion, sans lourdeur, en laissant à chaque lecteur la liberté d’y retrouver sa propre part de vérité.